Amour du Peuple, Haine du Système

2004

Amour du Peuple, Haine du Système

L'Union en Combattant

1999

Affiche Russe - I. Simakof - 1922

Prolétaires de tous les pays unissons-nous
Il est grand temps de nous libérer de notre joug
Prolétaires de tous les pays unissons-nous
Désormais nous ne nous laisserons plus traîner dans la boue
Notre salut est dans l'union pour pouvoir passer à l'action
L'isolement nous immobilise, paralyse nos aspirations
La désinformation nous brise, et corrompt nos convictions
Un mouvement ça s'organise, notre salut est dans l'union.
Car en France la gauche, la droite, c'est pas l'éclate,
La laïcité philosophique ne m'excite pas des masses ;
Elle me laisse même sur ma faim spirituelle,
Perdu dans votre empire d'amoralisme culturel.
Dans cette Babylone, capitale pornocratique,
Centre morbide du Parasitisme économique,
Ce n'est pas dans la fuite que nous sauverons ce qui peut l'être
Car l'union des esclaves se fera dans le sang des maîtres.

Mais attention, pas de concession, restons constamment vigilants :
La voie facile de la corruption ne doit pas atteindre nos rangs ;
Les syndicats, nouveaux Judas, voudront vendre notre lutte,
Et l'État s'obstinera à nous dévier de notre but !
Méfions-nous des politiques et de leurs belles paroles,
De la démagogie laïque qu'ils ont apprise à l'école,
Ce sont des traîtres, des collabos, c'est au suicide qu'ils nous emmènent
Démocrates comme fachos, jetons sur eux notre anathème.
Mais ce n'est pas ainsi que l'on entend que l'on nous mène,
Vous ne pouvez pas éternellement emprisonner notre feu
Et l'immortelle espèce humaine
Portera toujours en ses flancs l'âme de Dieu.
Mais avant de déclencher la sainte croisade,
Nous prêchons aujourd'hui la dissidence morale,
Le non-possumus, le grand Hijab,
Qui lèvera un voile sur nos consciences d'esclaves.
Que se lève enfin l'union de tous ceux
qui refusent Babylone avec les Marxistes Amis de Dieu !
France écoute ta jeunesse dont l'héritage est la Décadence ;
Hijra ! Nous entrons en dissidence !

Mêlons nos pensées, faisons l'union en combattant !
Unissons-nous dans l'action, faisons l'union en combattant !

La Voix des Femmes

Mars 2003

Comme si on avait conservé l'écorce et jeté le fruit
Nos liens ne sont que rapports de force l'amour s'en est enfui
Il ne reste pour unir un homme et une femme
Que le désir éphémère qui se fane
Ecoute les politiciens et leurs discours immondes
Regarde par leur faute partout la guerre gronde
Le monde se divise en blocs, les nations se déchirent
Les familles se disloquent, et l'homme n'a plus d'avenir
Les couples se brisent en reflétant l'état planétaire
Mais nous ne jouerons pas cette fois le rôle d'infirmières
Nous ne panserons pas les plaies du système en faillite
Non car c'est toujours à nos bourreaux que ça profite

Bonnes à tout faire, bonnes à tout plaire - Cercle Flora Tristan, MLF

Nous, dont le corps est insulté, remodelé, garni,
Découpé, exposé, maquillé, vidé d'esprit
En proie à la concurrence qui nous divise
Pour qui « éliminer sa semblable » est la devise
Nous, que la mode travestit en prostituées potentielles
Rendant nos frères esclaves des appétits charnels
Insurgeons-nous car le mot « liberté »
Ne signifie pas être du bétail à baiser
Et puisqu'il faut pour être respectées
Imposer la pudeur face à bestialité
Alors nous la déclarons dès aujourd'hui
A tous les instincts pervers, la grève du lit !

Femmes de tous les milieux, unissons nos voix
Femme riche, pauvre, en couple ou femme en célibat
Mettons en commun nos peines, nos intérêts sont les mêmes
Mettons en commun nos peines, nos intérêts sont les mêmes
Aimons-nous et de toutes, ne formons qu'un corps
Aimons-nous et de toutes, faisons battre un cœur
Rendons nous accoucheuses de la Nouvelle Société
En formant le Parti des Femmes Emancipées

Nos futurs poilus - 1918

Nous, qui portons neuf mois durant un paquet d'amour et d'espoir
Que dans des usines à poupons nous sommes forcées recevoir
Dont la fécondité est enchaînée aux intérêts
Des nouveaux despotes, des militaristes aux aguets
Nous, que la crise économique envoie au turbin
Pendant que l'école diabolique prend nos enfants en main
Insurgeons-nous car le mot « dignité »
Ne signifie pas être le citron à presser
Et puisqu'il faut pour être respectées
Imposer nos âmes à leur Laïcité
Ils n'auront pas notre chair comme petits soldats
Nous mettrons en grève nos ventres et nos bras !

Femmes, Unissons-nous - Cercle Flora Tristan - 1972

Femmes de tous les milieux, unissons nos voix
Femme riche, pauvre, en couple ou femme en célibat
Mettons en commun nos peines, nos intérêts sont les mêmes
Mettons en commun nos peines, nos intérêts sont les mêmes
Aimons-nous et de toutes ne formons qu'un corps
Aimons-nous et de toutes faisons battre un cœur
Rendons nous accoucheuses de la nouvelle société
En formant le Parti des Femmes Émancipées

Nous, dont les frères ont l'esprit brouillé par le vice
Que l'alcool, la drogue, le sexe et le jeu avilissent
Nous, dont les fils sont envoyés au front
Qui dans la guerre impérialiste servent de chair à canon
Nous, dont les maris engraissent chaque jour de leur labeur
La panse de la finance abreuvée de toute leur sueur
Réveillons-les, exhortons les hommes à s'insurger
À se dévouer pour le salut de l'humanité
Allumons un feu sacré dans le cœur des salariés
Qu'aucun cadeau empoisonné ne pourra jamais étouffer
Frappons d'anathème ces goules qui dévorent nos âmes égarées
Achevons ce système qui s'écroule et va s'embraser
Déclarons la guerre sociale à la vermine qui nous a dépouillés
« Légalement » extorqués, brutalement massacrés
Brisons nos tyrans qui avec Satan ont signé
Nous n'avons que nos chaînes à perdre et un monde à gagner !

Femmes de tous les milieux, unissons nos voix
Salariés de tous secteurs, joignons nos bras
Mettons en commun nos peines, nos intérêts sont les mêmes
Mettons en commun nos peines, nos intérêts sont les mêmes
Aimons-nous et de tous ne formons qu'un corps
Aimons-nous et de tous faisons battre un cœur
Hommes et femmes oeuvrant à leur rééducation
Syndicat et Parti pour l'ultime Révolution !

Jaunes & Rouges

Avril 2003

Pyramide à renverser

1884 a vomi leurs naissances
Tout droit sortis des viscères de Jules Ferry
Car celui qui massacra la Commune en France
Ne voulait revoir le Peuple debout à aucun prix
Enfouissant l'idéal d'Universelle Fraternisation
Sous le purin de la société en putréfaction
Ils ont remplacé la lutte de classe et la Révolution
Par la collaboration et l'esprit de compromission
Ils sont les loups ravisseurs, déguisés en agneaux
Car ils jouent les ouvriers mais nous mangent sur le dos
Ils prétendent nous défendre avec leurs acquis sociaux
Mais ils n'adaptent nos efforts qu'aux besoins de nos bourreaux
Alliés à la minorité qui nous tient prostrés
Composée de politiciens et de financiers
Et eux, leur atout précieux, leur troisième pilier
Ce sont les syndicats jaunes que les rouges ont démasqués.

Sens le souffle de la révolte qui fait bouillir ton sang,
Les esclaves persécutés partent en guerre après
Cent Cinquante années de dictature et d'usure sans précédent
Le syndicat du Peuple dresse son drapeau rouge sang !

Les financiers s'accaparent les moyens de production
Monopolisant tout, de la Société Anonyme à l'État Patron
Pire que la noblesse, ils sont promus aristocratie d'argent
Parasitant nos efforts dont ils vivent grassement
Littéralement dépouillés, nous sommes simples esclaves rationnés
Que chômage et pénurie plongent dans l'insécurité
Ils ont compris que pour tenir la Masse dans la docilité
Subventionner le Syndicat Jaune est la rançon à payer
Tels des matons, on les retrouve à chaque étage
Préfecture, CE, Prud'hommes, délégués du personnel
Gare au révolutionnaire qui veut ensabler les rouages
Ils traquent et écartent les salariés les plus rebelles
Ils détournent toutes nos luttes pour nous démoraliser
Ils cassent nos grèves et en coulisses concluent des trêves
Le syndicat jaune est la boue qui nous empêche d'avancer
Seul le syndicat rouge nous donnera la liberté.

Rouge, est la couleur de notre Idéal,
Rouge, est le drapeau du Peuple triomphal !
Rouge, emblème de la ligue des Justes contre le Mal,
Rouge est la bannière de la République Syndicale !

Ils nous dupent et nous tiennent en laisse par le code du Travail,
Ils nous mènent à la mine et à la guerre comme du bétail !
Face à leurs ténèbres s'allaiteront nos lumières
Car nous savons que pour avoir justice il nous faut faire la guerre !
Créons le Syndicat rouge du Peuple vengeur,
Qui atomisera l'administration syndicale
Des menteurs, mouchards, fainéants, maîtres chanteurs,
Qui, aujourd'hui, nous empêchent de déchaîner la guerre sociale.
Menacé par la crise, le Système à besoin de toi,
Alors les syndicats chauvins crient : « A bas les USA » !
Mais seule la caste au pouvoir est notre véritable ennemie
Et non nos frères d'Amérique, d'Afrique ou d'Asie
Notre syndicat rouge doit être internationaliste
Il se dressera pour mettre en échec l'Europe militariste,
Et transformer en guerre civile la guerre impérialiste.
Vive la République Syndicale, vive l'Europe Communiste !

Rouge, est la couleur de notre Idéal,
Rouge, est le drapeau du Peuple triomphal !
Rouge, emblème de la ligue des Justes contre le Mal,
Rouge est la bannière de la République Syndicale !

Malgré les armes et l'argent leur régime ne peut tenir la foule
Seule la division inspirée par les jaunes leur évite que tout s'écroule
En brisant les syndicats du Système, tu le frappes au cœur !
Bandits, bureaucrates, militaristes et dictateurs,
Sont des démons rebelles qui ne pèsent rien face à toi !
Ils seront mis hors la loi, par le Syndicat-roi,
Quand le Peuple fera loi, sur sa Terre règnera,
Restaurera enfin le droit et l'ère des guerres fermera !
Face à leur folie meurtrière, réveillons nous il est l'heure
Car enfin de l'humanité nous devons faire le bonheur
En bâtissant le syndicat rouge des ménages producteurs,
Nous détruirons le règne des usuriers, profiteurs !
Ouvrier, manuel : travailleur sans chemise,
Qui, aujourd'hui es forçat, enchaîné à l'entreprise,
La République syndicale t'en assurera la mainmise !
Nous nous mettrons à notre compte et l'abondance sera de mise !

Rouge, est la couleur de notre Idéal,
Rouge, est le drapeau du Peuple triomphal !
Rouge, emblème de la ligue des justes contre le Mal,
Rouge est la bannière de la République Syndicale !

Interlude

2002 - 2003

Guerre Mondiale

Avril 2003

Vous qui avez cru aux langues fourchues du : « plus jamais ça ! »
Chassez vos illusions car aujourd'hui, ils nous remettent ça.
Depuis 87, la crise économique frappe leur monde en faillite,
Tandis qu'au sud de la planète, les peuples s'excitent.
Guerre économique, surproduction et autarcie,
Compétition militaire, escalade dans les colonies…
Et depuis 15 ans tout s'accélère, ça ne te dit rien ?
J'avais oublié que la Masse a une mémoire de saurien !

Au XX° siècle, ils nous ont fait le coup deux fois déjà,
En 14, en 40, à nous de voir arriver la prochaine cette fois !
Tout ce qu'on a connu avant ne sera rien je te le dis
Comparé à l'apocalyptique conflit Europe/Etats-Unis !
Ils nous ont déjà dressés à n'être que des bêtes de somme
Ils nous ont même fait oublier que nous sommes des hommes
Ils veulent faire de nous des chiens de guerre, des animaux,
Et nous mener à l'abattoir comme un vulgaire troupeau.

Si nous obéissons docilement aux sirènes du chauvinisme,
Si nous nous laissons entraîner par l'antiaméricanisme,
Si nous répondons présent à l'appel du militarisme,
Si nous n'empêchons pas le choc des impérialismes,
Nous pouvons dès à présent creuser notre tombe
Et attendre tranquillement que pleuvent les bombes
Car nous courrons au massacre, à la grande hécatombe,
L'Harmagedôn, l'Apocalypse, la fin des temps, la fin du monde.

Voyez la guerre de l'Europe militaire contre les États-Unis !
Voyez la guerre des Usuriers et des Tyrans pour l'Hégémonie !
Menons la guerre à cette guerre contre leur Monde décrépit !
Faisons la guerre révolutionnaire pour l'Humanité réunie !

Pour nous mettre dans votre poche et nous faire tromper d'ennemi
Vous employez toutes les ruses, toutes les perfidies,
Toutes les machinations les plus machiavéliques
Intriguant, mentant, nous noyant de propagande diabolique .
En nous promettant la paix si l'on vous aide à être vainqueurs
Vous tentez de semer la graine de la haine dans nos cœurs
Mais c'est contre vous que se dirige notre rancœur
Et non contre nos frères dont nous serons pas les tueurs.
Toute propagande pacifiste dans la situation actuelle
Qui n'est pas accompagnée d'un appel solennel
Au défaitisme révolutionnaire, à la rébellion des masses,
N'est qu'un discours démagogique, qu'une hypocrite grimace.
Plus grave encore, ce genre de palabres, style humanitaire
Affirmant que « l'ONU fera régner la paix sur terre »
N'est pas sans semer des illusions dans l'esprit des gens
Pour en faire des jouets de la stratégie des belligérants

Nous nous débarrasserons de notre apathie
Et ne tremblerons plus devant votre soldatesque
Nous ne satisferons plus vos insatiables appétits
Et ne s'agenouillerons plus pour baiser vos mains infectes
N'espérant se délivrer enfin de votre oppression
Qu'en combattant contre vous, oui contre vous, sans relâche ;
A nos enfants, nous ne léguerons pas une prison
Qu'ainsi ils aient quelques raisons de ne pas nous traiter de lâches.

Voyez la guerre de l'Europe militaire contre les États-Unis !
Voyez la guerre des Usuriers et des Tyrans pour l'Hégémonie !
Menons la guerre à cette guerre contre leur Monde décrépit !
Faisons la guerre révolutionnaire pour l'Humanité réunie !

Vous n'avez qu'une armée de mercenaires professionnels
Nous, la lutte contre vous, on en fait une affaire personnelle !
Ils ne sont motivés que par leurs soldes et leurs retraites
Nous, nous sommes animés par une foi que rien n'arrête !
Vous, oppresseurs et accapareurs, pouvez avoir peur
Car l'heure a sonné, j'entends déjà les clameurs
Vous avez tout à perdre, et vous allez tout perdre
« Bien mal acquis ne profite jamais » dit le proverbe.

Alors quoi ! vous vouliez faire un carnage ? Dommage !
Le peuple se réveille et s'arme de tout son courage
Nous allons sortir de nos cages et perpétrer le sabotage
De votre guerre infâme, et enfin tourner la page
De 150 ans de boucherie mondiale, de guerre chronique,
De répression brutale, de régime tyrannique,
De pillage colonial, de conflits hégémoniques,
D'esclavage salarial et de crise économique.

Grâce au Socialisme, c'en sera fini des guerres mondiales,
Par la coopération et la fédération internationale.
La « paix » pour conserver le monde tel qu'il est ? Non merci !
Pressons la défaite de notre bloc comme Lénine en Russie !
Que les femmes et la jeunesse dénoncent le chauvinisme de grande puissance,
Que le Syndicat rouge des salariés marque la cadence,
Pour ruiner l'effort de guerre et nous donner une chance,
De déchaîner notre colère contre cette sale engeance !

Voyez la guerre de l'Europe militaire contre les États-Unis !
Voyez la guerre des Usuriers et des Tyrans pour l'Hégémonie !
Menons la guerre à cette guerre contre leur Monde décrépit !
Faisons la guerre révolutionnaire pour l'Humanité réunie !

L'Avenir Radieux

Avril 2003

La bataille d'Issus - XVIe siècle - Albrecht Altdorfer

« Tant de choses urgentes à faire, le monde qui tourne,
le temps qui presse, dix mille ans, c'est trop long ! »
Mao Zedong

Béni soit ce jour où leur monde s'embrase de part en part,
Car c'est pour nous le signal de l'issue du purgatoire.
Seul le Phoenix populaire empêchera le déluge infernal,
Et nos âmes déchaînées se dresseront pour la bataille finale.

Quelle belle perspective, quels beaux matins,
Nous attendent si nous nous en donnons les moyens.
Car à force de courage, de constance et d'entrain
Nous nous rendrons tous et chacun, maîtres de nos destins.

Tous les hommes proviennent d'un même arbre,
Nourris par la même Sève, animés d'un même Esprit,
Alors aidons-nous et rendons-nous capables
De partager en commun le grand festin de la Vie.

Les armes enfouies dans le tombeau de nos tyrans,
Fraternité et concorde seront semés de partout.
Tous s'iront avec tous, réjouissants,
Dans l'Amour transcendant les nations et nous liant tous.

Alors seulement viendra le droit à la paresse,
Quand se lèvera le soleil des intelligences.
Nos facultés se développant dans l'allégresse,
Le concert de nos activités amènera l'abondance.

Et l'argent ne sera plus que superfluité
Car l'ensemble de nos besoins seront satisfaits,
Vice et vertu s'évanouiront en fumée,
Point de discordes où règne l'égalité.

Alors, hâtons-nous de lever le jour de paix et de justice,
Que nos efforts soient unanimes et persévérants.
Acceptons la lutte acharnée et les sacrifices
Pour immoler le trône des fils de Satan !

Les révolutionnaires athées et mystiques l'avaient prédit :
L'humanité ici-bas doit mériter son paradis.
L'histoire nous commande d'appeler à pleine voix
La Société où l'immense majorité s'appartiendra.

À nos semblables les hommes

1999

À nos semblables les hommes

Intro

page 07

L'État et la Révolution

Octobre 1996

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L'État est une machine et rien d'autre
pour l'oppression d'une classe par une autre,
et cela tout autant, en vérité je te le dis,
dans la république démocratique que dans la monarchie.
La supercherie électorale consiste
à faire croire à la masse qu'elle a un rôle politique
car dans cette dictature à idéologie capitaliste
la droite est exactement comme la gauche.
Le faciès change mais le fond reste le même :
la majorité de la population est esclave du système
pendant que la minorité bourgeoise encaisse.
L'heure est venue de leur botter les fesses !

Organisons-nous pour briser cet état,
La classe dominante doit être le prolétariat,
Puis vers une société nouvelle on s'épanouira
Où la contradiction de classe avec notre vigilance s'éteindra.

La police, putain d'institution !
Il parait qu'elle protège la population.
Ils sont armés ces enculés, ils m'ont matraqué !
Ils sont là pour remettre en place la classe d'exploités.
Car dans l'état la police et l'armée
ne sont pas là pour nous protéger, mais pour nous effrayer,
nous calmer, nous empêcher de nous révolter...
Plus il y en a, plus le conflit de classe est modéré.

330 000 policiers et gendarmes au service de l'état.
Aucun droit de regard sur eux mais eux ils te voient.
Les RG et la DST surveillent tous tes pas.
Et si tu es trop actif, man, ils tireront sur toi.

Organisons-nous pour briser cet état,
La classe dominante doit être le prolétariat,
Puis vers une société nouvelle on s'épanouira
Où la contradiction de classe avec notre vigilance s'éteindra.

A l'école, des dictateurs nous sont montrés du doigt,
mais où sont cachés les crimes perpétrés par notre état ?
Un exemple aujourd'hui le pillage du tiers-monde par l'occident
ne s'est pas arrêté à la décolonisation comme on te le prétend.
Là-bas les dictatures sont créées par notre état.
Là-bas la famine qui règne n'est pas due au climat.
A Paris le 17 octobre 1961,
300 algériens se sont fait tuer comme des chiens.
Et pour les témoins... chut...

Des mensonges nous sont littéralement administrés
au journal de vingt heures tous les soirs à la télé,
car le rôle des médias est de servir cette mafia.
La justice est noyautée par la raison d'état.
Le processus est simple : ils nous montrent de faux problèmes,
et en cinq-cinq discréditent ceux qui les gênent.
Alors dès maintenant prend garde aux jugements que tu peux porter
car avec leurs mythos ils t'ont sans doute désorienté.
Sache qu'ils pratiquent constamment diviser pour régner.
Car ceux qu'ils traitent d'extrémistes, d'intégristes, de marxistes,
d'islamistes, tu sais, tous ceux qui sont sur la liste,
Aujourd'hui sont les seuls à entamer la grande révolution du prolétariat.

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La main mise du peuple sur l'état permettra
la suppression de l'omnipotence des bourgeois.
La main mise du peuple sur l'état permettra
la suppression de l'omnipotence des bourgeois.

Mais comprenez-nous bien lorsqu'on parle de bourgeois,
c'est de tous ceux qui ont intérêt à garder cet état.
Les gros actionnaires, les gros propriétaires,
ceux qui détiennent toutes les richesses de notre terre.
Dans ce système la majorité se fait niquer,
aux commandes de l'état le peuple n'est pas représenté,
car les élus sont issus de cette riche minorité
qui ne gère la société qu'au bénéfice des financiers.
Mais chaque chose a une fin et le peuple va s'émanciper
pour réaliser l'idéal civilisé : LE POUVOIR AU PEUPLE !
Organisons-nous pour briser cet état.

Le Front Social du Salut

Mars 1997

Le marxisme, le sujet est tabou :
le mur de Berlin s'est écroulé et un point c'est tout !
Les médias enterrent l'affaire et tentent d'arrêter l'histoire,
mais le peuple mondial ne se laissera pas avoir.
Mensonges et corruption sont les seules armes occidentales
pour faire taire le communisme et la question sociale.
La fausse opposition syndicale est là pour nous le rappeler,
c'est soit la récupération, soit la terreur de l'armée.
Ah! Quelle pauvre lutte sociale on nous enseigne en occident :
des syndicats à genoux devant les dieux de l'argent,
qui sucent les bites de toutes les factions politiques,
et assassinent la cause : celle du salut public.

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En Chine, les travailleurs n'ont pas attendu de voir augmenter leurs salaires.
Ils ont repris leurs droits, leur dignité et leur terres.
Tu peux pleurer sur les meurtres et la douleur,
mais une révolution, ça ne se fait pas avec des fleurs.
Ils ont compté sur leurs propres forces et ne se sont pas laissés faire,
au lieu de mendier à l'occident et de s'enfoncer dans la misère.
Nos intellectuels ont beau cracher leurs mensonges et leurs fables,
la Chine est le seul pays du tiers-monde économiquement viable.

Face à la dictature de l'oppresseur capitaliste,
et face à la dérive de tous les européens fascistes,
Vous devez vous rappeler de ce que Mao vous a dit :
« Chassez vos illusions, le pouvoir est au bout du fusil. »

Mais revenons à la France si vous nous le permettez,
à cette bonne vieille France et à son état policier.
Chiens de garde de l'état toujours prêts à nous matraquer,
à nous tenir en laisse et à chasser les immigrés.
Pour nous le problème n'est pas que les flics soient des enculés,
mais que ce soit une milice privée pour les financiers.
Si nous voulons une police qui soit là pour nous protéger,
il faut une garde nationale qui par le peuple soit contrôlée.

page 20

Car les institutions qui nous affament et nous poussent au vice
se sont montrée incapables d'étancher notre soif de justice,
et nos politiciens corrompus et irresponsables
doivent être contrôlés et à tout moment révocables.
Car ils tapent dans le tas, piquent les deniers de l'état,
pillent le tiers-monde, fabriquent des bombes atomiques,
ils sont responsables de tous les crimes économiques
et nous préparent l'apocalypse écologique.
Car c'est uniquement sous le contrôle des citoyens
qu'un politicien peut résister à l'appât du gain.
Souvenez-vous du vieux principe de Robespierre Maximilien :
« Je n'admets qu'un seul législateur, c'est le peuple souverain. »

Face à la dictature de l'oppresseur capitaliste,
et face à la dérive de tous les européens fascistes,
L'union, l'éducation, et l'organisation
sont les seules conditions à la future révolution.

T'as suivi nos lyrics sur la citoyenneté civile,
mais je m'empare du mic pour nous armer contre le mal,
car la mafia au pouvoir à beau nous prendre pour des débiles,
moi je décèle encore un hic sur la souveraineté sociale.
Oui c'en est assez de subir comme des moutons serviles
l'oppression séculaire de la condition salariale.
Comme une prostituée, tu te vends au plus offrant.
Tu trimes comme un chien huit heures par jour et pourtant
tu sais bien que tu n'as pas le même intérêt que les puissants,
alors tu fais la grève et on te traite de fainéant.
Enervé comme Lucifer tu voudrais dire que t'es pas content,
pas content mais pas plus sinon tu te fais casser les dents,
mécontent mais docile car tu dois nourrir ta famille,
tu retournes au turbin et c'est le chômage qui t'attend.

Aller quoi ! Tu vois bien que c'est pas la bonne manière de travailler!
En tous cas c'est pas comme ça que l'émancipation viendra.
On te file un sale boulot qui de surcroît ne t'intéresse pas,
un sale boulot, un pauvre salaire et à par ça basta !
Faut contrôler la production, car c'est là où le bas blesse,
supprimer l'exploitation et briser enfin nos laisses
de chiens enragés, de vassaux de la misère.
Vive le travail associé, il n'y a plus de prolétaires !

Saint Paul

Seulement voilà, il n'est pas le temps de prendre la Kalach,
mais t'inquiète pas pour nous, on enterre pas la hache.
Il faut avant tout nous unir et nous organiser
dans l'unique but de travailler pour réinventer
une nouvelle morale capable de mener à la victoire
notre peuple désuni qui ne connaît plus son histoire.
La reconquête de la rue se fera par le savoir :
empare-toi des connaissances, accaparons-nous les sciences,
car en nous maintenant dans l'ignorance l'état sape notre puissance.
Il nous faut donc travailler à rassembler toutes les forces vives
en une lame de fond pour construire une alternative
qui soit un raz-de-marée social capable de laver
cette société pourrie qui ne demande qu'à s'écrouler.
Ainsi armés du glaive des savants,
nous réaliserons la prophétie de Saint Jean
qu'« Aujourd'hui, c'est du ciel que s'emparent les indigents. »

Face à la dictature de l'oppresseur capitaliste,
et face à la dérive de tous les européens fascistes,
L'union, l'éducation, et l'organisation
sont les seules conditions à la future révolution.

Face à la dictature de l'oppresseur capitaliste,
et face à la dérive de tous les européens fascistes,
Vous devez vous rappeler de ce que Mao vous a dit :
« Chassez vos illusions, le pouvoir est au bout du fusil. »

Chassez vos Illusions !

Janvier 1996

Je me lève ce matin et je ne comprends rien
à cette contrée d'adoption qui se dit être ma nation.
Hier j'étais humain, aujourd'hui je suis citoyen,
mais quels sont mes moyens d'y être plus que rien ?
Civilisation dit communication,
alors j'allume la télévision et commence le boxon :
appel à l'ordre public, mais le peuple s'excite,
une seule tactique : encore plus de flics.
Le premier ministre s'explique : crise économique,
une vague histoire d'assédic, pas assez de fric,
une sécu panique à cause d'un déficit
de watt-milles briques, bientôt la faillite ! Il dit :

« Pour les solutions, ce serait trop long
à expliquer maintenant, il faut rentrer dans le rang.
A la prochaine séance nous déciderons des dépenses,
nous connaissons l'unique science : les lois de la finance.
On travaille en silence, il faut nous faire confiance.
Nous n'y pouvons rien si vous ne sacrifiez rien.
Il faut se serrer la ceinture, le temps n'est pas à la luxure.
Vous avez déjà de la chance d'habiter en France... »

J'ai toujours rien appris mais la journée n'est pas finie,
et je ne fais pas confiance à ceux qui t'embrouillent à distance.
Or il paraît que le peuple est de sortie pour donner son avis,
alors je descends dans la rue, car je ne crois que ce que j'ai vu.
Et c'est une foule crachant des slogans contre le président,
le gouvernement et ses adjudants.
Pourtant ils sont élus, alors je ne comprends plus
et demande au premier venu s'il peut m'en dire plus.

« Ecoute camarade, si tu es en rade,
on peut sans doute t'aider à pas t'faire exploiter.
Car nous au syndicat on pensera à toi,
on défendra tes droits et ton pouvoir d'achat.
Viens à nos réunions parler des revendications
car grâce à notre union nous aurons nos augmentations
aux prochaines négociations avec nos potes les grands patrons,
mais il y a une condition : paye ta cotisation... »

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En apparence le syndicat s'oppose à l'état
lorsqu'il abuse de toi et te fait des coups bas.
Drôle de démocratie où le peuple est l'ennemi
de ceux qu'il a choisi sur ce qu'ils ont promis.

Tous ces avis divergeants sont forts intéressants
mais ne me disent rien franchement sur ce qui se passe réellement.
Alors je rejoins la manif pour voir ce qui se trafique
rue de la République entre politiques, public, syndics et flics.
Mais dans mes oreilles ne viennent qu'histoires de paye,
à croire que l'oseille est capable de faire des merveilles.
Et même pour le pognon, y'a pas vraiment d'union :
chacun derrière son camion et chacun sa chanson.
Tout ça n'a rien à voir avec les émeutes barbares
où le peuple plein d'espoir part en guerre contre le pouvoir.
Aujourd'hui plus de grandes idées, ils sont tous en train de mendier,
prêts à sympathiser pour être privilégiés.

Après la dernière banderole, la dernière camisole,
défilent en désordre ceux qui n'ont pas reçu d'ordre.
C'est l'instant parfait que choisissent les poulets
pour sortir au grand complet de là où ils se cachaient.
La provocation est flagrante, la charge sera sanglante,
le doigt sur la détente, le pavé en attente...
Sommation sommaire, ça y est c'est la guerre.
Et même si personne n'espère, contre eux nous sommes frères !

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Malgré notre rage, on n'avait pas l'avantage,
et après le matraquage, on s'est fait mettre en cage.
Un autre prisonnier se met à parler
et demande au policier de se justifier:
« Comment expliques-tu que quand on descend dans la rue
pour dire ce qu'il nous plaît pas comme le prévoit la loi,
on se fait tabasser dès qu'on parle de changer
cette société qui ne peut plus nous aider.

- Je ne l'explique pas, c'est comme ça.
J'ai reçu des ordres contre le désordre.
Et si on vous laissait faire, finis les temps prospères
où une partie de la terre échappe à la misère.

- Mais notre civilisation avait d'autres prétentions,
et de telles ambitions réclament une révolution
car ce système n'est idéal que dans les fables
que l'on t'apprend dès le CP pour mieux les respecter.
Et il est évident que nos dirigeants
n'ont pas assez de pouvoir pour qu'il y ait de l'espoir.
Il est chez les financiers et l'on ne me fera pas gober
qu'ils vont travailler pour l'égalité et la liberté ! »

On arrive au poste, on nous enlève les menottes
pour mieux nous mettre en cage derrière des grillages.
Pas la peine de leur demander ce qui va nous arriver,
la procédure est engagée, il n'y a rien à expliquer.
Le copain blessé n'est même pas soigné,
et l'interrogatoire serré ne l'a pas arrangé. Il me dit :

« Tu vois l'ami ce qui se passe ici,
personne ne le sait, les médias sont tenus au secret.
C'est un endoctrinement vieux de cent cinquante ans
et nul ne t'entend lorsque tu dis que l'état ment. »
- Alors écris un bouquin, explique point par point
quels sont leurs moyens pour nous manipuler si bien !
- Je sais, j'essaie, j'écris, je photocopie
car en France aussi la censure sévit.
Par la loi de l'argent, impossible d'être franc,
il faut plaire aux gens, et surtout ne pas être dérangeant.
Dès que tu te mets à gueuler, tu te fais emprisonner.
Ce n'est pas leur tactique que le peuple cogite.
Une seule façon de penser pour toute l'humanité,
c'est leur seule façon d'assurer leur rêve de supériorité. »

Une fois libéré, je me précipite pour vérifier
si ce qu'on vient de m'expliquer est bien la réalité.
Et dans chaque journal, on nous traite de vandales
pour n'pas s'être dispersés comme des moutons bien dressés.
Rien sur les provocations, la violence des matons,
ni sur les vraies raisons de notre excitation.
La parole n'est donnée qu'à la putain de CGT
qui continue de dealer avec les big-boss du marché,
qui jettent un peu d'argent à la face de ces mendiants
qui retournent bosser comme si quelque chose avait changé.

Mais à force de ne regarder pas plus loin que le bout de leur nez,
ils deviennent complices passifs de toutes les injustices.
Car pour qu'un s'enrichisse, il faut qu'un autre s'appauvrisse.
Et si le français moyen a de plus en plus de biens,
ce n'est pas le cas du somalien qu'on assassine bel et bien
au couvert des Nations-Unies qui pour un grain de riz renvoient une rafale d'uzi.
L'humanitaire donne bonne conscience, mais c'est la pointe de la science,
le dernier médicament pour calmer les gens,
pour qu'ils restent confiants un peu plus longtemps
en ce monde décadent qui ne satisfait que ses dirigeants.

La police vous parle...

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Attentats

Mai 1997

Maintenant nous allons vous parler d'un des sujets préférés des médias,
un sujet tragique et spectaculaire : les attentats...

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Le terrorisme est une arme de guerre civile.
La seule arme possible sur le front indéfini des villes.
Mais il faut distinguer les façons dont il est utilisé :
contre les civils ou contre l'état et son armée.
Dans les nations où la guerre civile est déclarée
comme en Palestine ou en Algérie où l'on ne peut le nier,
une armée clandestine affronte une armée légitimée
par un état corrompu et occidentalisé.

Dans ces guerres où l'affaiblissement du pouvoir est synonyme de survie
pour ceux qui croient que l'histoire est encore loin d'être finie,
le seul moyen de combattre à couvert sont les attentats
qui permettent de détruire par surprise les forces de l'état.
Les casernes sautent, les repères de l'élite sautent,
et si des exploiteurs meurent, c'est le prix de leurs propres fautes.
Les dirigeants sont bien protégés car forcément ils se sentent visés,
et n'hésitent pas eux aussi à tuer afin de conserver leurs intérêts.

Certains affirment que ces conflits ne peuvent pas aboutir,
que ces guerres sont stupides et qu'il faut en finir.
Mais ils n'ont pas compris que l'engagement des résistants
est soutenu par le peuple contre les gouvernements,
que ces luttes nationales sont des luttes néocoloniales,
et que par conséquent on peut prévoir la victoire finale.
Car malgré les pressions hégémoniques occidentales,
la position de la population sera toujours l'atout fatal.

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Le terrorisme est une arme de guerre civile,
mais qui se sert de cette arme lorsqu'elle vise des civils ?
C'est l'état qui a recours à ces attentats.
Alors quoi tu ne me crois pas, t'es un fanatique des médias ?
Par ces pseudo-attentats, l'état tente de rallier la population
à son système pourri que tout le monde rêve de faire tomber,
un système qui sent venir son heure
et qui pense nous détourner du soulèvement par la terreur.

Car la passivité devant une télé
pousse à condamner avec de simples préjugés
des mouvements sociaux sans aucune information,
alors ouvre grand tes yeux et arrête le chichon.
Car dites-moi, dites-moi, que se passe-t-il vraiment
lorsqu'une bombe explose pour tuer de pauvres gens ?
Comme viser le public n'a pas d'intérêt politique stratégique
bénéfique pour celui qu'on nomme ennemi public,
où est l'intérêt pour les groupes révolutionnaires armés
d'assassiner le peuple pour qui ils sont en train de lutter ?
De tels sabotages n'ont d'intérêts que pour les gouvernements
qui peuvent ainsi facilement discréditer les dissidents.

J'accuse l'état de provoquer l'insécurité publique
pour justifier sa politique de crimes économiques,
et s'il peut utiliser la mort à des fins démagogiques,
c'est qu'il a aussi entre les mains le pouvoir médiatique.
Chaque attentat est vastement repris par les médias
- Variation démagogique sur « Tu ne tueras pas ».
Ils nous vendent de l'effroi et nous diffusent de faux débats
et sur tous ces crimes nous versent des larmes de crocodiles.

Puis profitant de cette admirable occasion d'aliénation,
ils accusent les meilleurs enfants du peuple et leurs aspirations :
les bâtards de la tété ont transformé leurs idées,
nous ont inculqué un point de vue complètement biaisé.
Et plus moyen de discuter, les préjugés sont propagés,
tu vas défendre le ministère pour l'ordre et la sécurité.

Car face à ces attentats, quelle est la tactique de l'état ?
C'est le permis de tuer pour les commandos de l'armée,
mais les vrais coupables restent toujours en liberté,
car par nature sont intouchables: ce sont les services secrets.

J'accuse l'état de provoquer l'insécurité publique
pour justifier sa politique de crimes économiques.

Algerie, 1991

Décembre 1996

Après 35 ans de dictature,
un front populaire ose se le lever contre les fantoches du FLN,
contre l'impérialisme économique et culturel français,
et pour la prise en compte de l'Islam militant en Algérie.
Ce parti hors norme, c'est le Front Islamique du Salut.
Malgré les rafles, le couvre-feu
et les intimidations meurtrières du pouvoir en place,
les algériens allèrent en masse voter pour le FIS
lors des élections législatives.
N'ayez pas la mémoire courte, souvenez-vous,
c'était le 26 décembre 1991.

Abdelkader

1991, élections décisives.
1991, élections législatives.
Elections dans un pays qui saigne
après 35 ans de dictature du FLN.
Avec 60% des voix, le FIS passe largement
mais dans l'ombre les démons avancent lentement :
l'armée, les cadres et leur maître la France
sont décidé à ne laisser à l'Islam aucune chance...
Elections annulées, le FIS arrêté,
ses journaux censurés, ses chefs décapités,
et on nous parle de liberté, de légitimité. Non !

Le pouvoir algérien doit périr pour ses vices.
Le pouvoir algérien est coupable devant l'histoire.
Le peuple algérien a voté pour le FIS.
Le peuple algérien veut l'Islam au pouvoir.

Ben Bâdîs

Arrête d'écouter tous les mensonges de ta télé
sur les guerriers des groupes islamiques armés.
Ces hommes et ces femmes ne sont pas des barbares,
ils prennent une revanche sur la France et sur l'histoire.
Ne vois-tu pas que partout on te ment,
car les groupes islamiques ne tuent pas des innocents :
l'armée et les intellectuels sont une frange
qui depuis toujours vend l'Algérie à la France.

Le pouvoir algérien doit périr pour ses vices.
Le pouvoir algérien est coupable devant l'histoire.
Le peuple algérien a voté pour le FIS.
Le peuple algérien veut l'Islam au pouvoir.

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L'Islam dans le monde compte un milliard de croyants.
Qu'allez-vous faire demain face à tous ces combattants.
Même si l'Algérie aujourd'hui est en deuil,
même si Zéroual en a fait un cercueil,
le peuple algérien n'est pas prêt de laisser tomber
le Jihad et les Groupes Islamiques Armés.

L'Algérie appartient au peuple algérien.
L'Islam militant est le ciment de la nation.
Peuple français reprend toi aussi en mains:
suis le glorieux chemin de la révolution.

Prêtez attention. Il est grand temps que le vieux monde soit balayé,
que le pot de terre casse le pot de fer, que les premiers soient les derniers,
et que le sang de tous nos martyrs soit vengé.
La citadelle de Babylone s'écroule
car elle est pourrie par ses propres péchés,
et les islamiste, au sud, sont les premiers à la prendre d'assaut.
Nous devons nous aussi, occidentaux, trahir notre état
et entrer en dissidence civique, civile et spirituelle.
Il y va du salut de toute l'humanité.
On nous traitera de fanatique,
mais comment être modéré
quand on veut la liberté.

Souvenir d'enfance

Légitime

1998

Légitime, ma conscience de classe nourrit ma rime.
La souveraineté populaire, voilà ce qui m'anime.
Car je ne suis pas là pour jouer les balletringues,
moi je ne cherche pas à me faire passer pour un dingue,
mais pour un homme qui pense à ses enfants et pas à son ego ;
oui, si je prends le micro, c'est pour ma mission de bourreau
de cet état de loi, oui écoute ma fetwa :
à bas les usuriers, des financiers Ya Basta.

Les richards s'accaparent les moyens de production,
ces bâtards ont l'art d'exploiter les populations.
Je ne veux plus être un pion de l'aristocratie financière,
oeuvrons à les balayer de la surface de la terre.
Ma survie quotidienne est lasse des classes privilégiées,
parfois je voudrais prendre un chlass et tous les égorger,
mais ce genre de tactique qui ne connaît pas la patience
ne me semble pas être la plus efficace aujourd'hui en France.

Ayons d'abord l'intelligence d'une stratégie globale,
le peuple a encore trop de carence pour l'avènement final.
Tant que la laïcité imposera sa loi du silence
on ne peut pas espérer que les mentalités avancent.
Trop peu d'entre nous recherchent la conscience,
la confiance ne règne pas entre nous, la simple subsistance
est rendue si difficile que la violence devient fratricide ;
au lieu de pratiquer l'autodéfense le peuple se suicide

Homicide prémédité par les dirigeants
qui croient qu'on va se bouffer les uns les autres encore longtemps.
J'attends patiemment le moment
où nous autres esclaves s'attaqueront vraiment à ceux qui ont l'argent
entre les mains, nos enfants dans leurs écoles chaque matin,
dans leur paperasse une bonne partie de nos destins
et dans leur poche un contrat signé avec le malin,
rééduque-toi bourgeois où tu ne vivras pas jusqu'à demain.

Je te préviens usurier, je ne veux pas te tuer,
mais si t'as jamais travailler, il va falloir t'y habituer.
Tu t'offusques ? Tu ne connais pas ta chance :
du martyr de générations entières je pourrais invoquer la vengeance.

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Une famille désunie, un peuple désuni,
toujours prendre sur soi, il paraît que c'est la vie.
Plus d'envie que de soucis, l'ennui a pris nos vies
quand on était tout petits...

Mais une fois grandis, sortis du cocon familial,
on remarque l'homme en société se comporter comme un animal.
Animal ? Faisons un effort cérébral,
l'homme a des facultés mentales, c'est donc un animal raisonnable.
Et toi, que crois-tu ? Que l'homme survivrait sans société ?
Si tu te passe de tes semblables, tu es un être condamné.
L'homme ne pense pas sans parole, on évolue pas sans penser.
L'histoire ne nous laisse le choix que d'avancer vers l'unité :
une communauté humaine tendant vers l'harmonie.
Mais aujourd'hui les relations de l'homme ne sont pas assagies.
Trop de compétition, de vanité, de frustrations ;
le diable fait son entrée et nous pousse à la division.

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Fatigué de supporter les différences que l'on diffuse,
on se cache la vérité, la facilité veut qu'on accuse.
Vexé, on n'excuse pas, on suit le chemin du démon.
Alors les insultes fusent, puis les relations s'usent,
la fierté de notre ego se refuse à demander pardon,
la vanité pousse au mensonge, on croit toujours avoir raison.
Amour, respect, vérité sont des vertus qu'on ne connaît plus,
on n'offrirait pas tant de fleurs aux femmes si on les respectait plus.
Donc s'il faut voir pour croire, je crois qu'on en a assez vu.
Si on pense au futur, on ne peut qu'agir une fois prévenu,
réparer les erreurs sans avoir peur (ce qui est fait est fait).
Confiance, patience, prenons la merde comme un engrais.
Ne rien dire, c'est mentir, la vérité doit être dite ;
plutôt que fuir quand ça va plus, on va détruire pour reconstruire.

Résurection

1997-1998

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Noib check le microphone pour te montrer qu'il y a maldonne,
qu'entre l'actionnaire et le salarié, le deuxième round sonne,
car la revanche de la population frappe aujourd'hui à Lyon
avec le Groupe Marxiste d'Auto-Dédense pour votre éducation.
Organisons-nous pour briser cet état,
mais il ne s'agit pas là d'adhérer à un syndicat.
Purs collabos civils et affranchis du salariat,
écoute ça :

En 1902, les statuts de la CGT proclament
que le but fondamental du mouvement syndical
était l'abolition du salariat et du patronat,
alors qu'aujourd'hui ils limitent nos aspirations prônant le Code du Travail.
Droit de vote, prud'homme, légalisation de la grève...
Ah ! Ils sont beaux les acquis sociaux de ta démocratie... Crève !
Ils veulent nous faire gober que l'honneur, c'est de respecter la loi,
alors qu'en vérité l'honneur, c'est d'accomplir sa foi.

Dès lors, arrêtons de mendier après une élite pervertie
qui a pour ordre de transformer les smicards en abrutis.
Ne sens-tu pas autour de toi le souffle de la dissidence civique
qui nous pousse à prendre le micro pour la décision économique.
Boum-Bye-Bye dans la tête des financiers,
car seul le Peuple Mondial retrouvant une identité,
s'emparant des connaissances et de sa souveraineté
pourra nous faire sortir de la barbarie organisée
par la mafia financière de cette décadence civilisée.

Alors voilà, si tu prends le mic pour dire tes mots gars,
n'oublie surtout pas de laisser le Shaïtan chez toi gars,
car pour la construction du paradis sur terre,
du vice et du mal moral nous n'avons que faire, nous n'avons que faire...

page 22

J'en ai marre de voir mes frères vivre dans la peur de la misère
Souffrir injustement et devant l'injustice devoir se taire.
J'en ai marre de voir mes sœurs obligées de tous faire pour plaire
A des hommes qui les consomment en leur niant tout caractère.
J'en ai marre de voir mes enfants broyés par le système scolaire
Abrutis et manipulés par tout ce qu'on leur déblatère.
J'en ai marre de voir les vieux finir complètement grabataires
Maintenus en vie mais abandonnés, promis à une mort solitaire.
J'en ai marre de voir le sud pillé par les grands hommes d'affaire
Qui s'accaparent toutes leurs richesses en appelant çà humanitaire.
J'en ai marre de voir l'industrie déverser sa merde sur la terre
Parce que ceux qui encaissent les profits disent qu'être propre revient trop cher.
J'en ai marre d'entendre des gens dire qu'il n'y a plus rien à faire
A part prendre du bon temps en attendant sagement son salaire.
J'en ai marre d'en avoir marre et que çà reste des paroles en l'air
Je veux prendre part à l'histoire, je veux devenir révolutionnaire.

page 18

Fils d'émigrés et d'ouvriers, voilà mon pedigree.
Mais malgré çà tout seul isolé dans mon quartier,
j'ai la grinna - excusez-moi mais je vais casser l'ambiance -
mais quand je regarde l'histoire depuis que mes pères sont en France :
l'unité de la famille et de mes frères meure en silence.

La umma, radeau de la méduse qui tout les jours prend l'eau
peut arriver au port mais pas la tête sous l'eau,
car aujourd'hui mes frères je me tiens droit et je proclame :
« Dieu ne change pas l'état d'un peuple que celui-ci n'est pas changé son âme ».
Méchanceté, avarice, jalousie, carriérisme,
il me faudrait des pages pour recenser tous les vices
qui sont autant de poids, de boulets, de chaînes et d'entraves
que l'on entretient entre nous et qui nous laissent au rang d'esclave.

Mon Dieu, regarde ce que l'occident a fait à tes enfants,
certain sont pris dans le néant, empêtrés dans tous les vices,
d'autre lèvent la tête comme au bled les frères du FIS
ce qui les expose aux griffes de la police,
comme sous Vichy les communistes traqués par la milice.
Mais j'ai choisi mon camp et je n'ai pas peur de clamser,
même s'il est long et périlleux le chemin de la vérité.
Car pour arriver au paradis que nous a promis le Coran,
il faut passer par les jardins de la vertu, t'es pas au courant ?

Ouvre les yeux, prend conscience de tes pêchés,
lève la tête, libère toi et inch Allah tu seras exhaussé.

Dieu & Marx

1997-1998

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Collabos du social, écoutez-moi,
à SOS Racisme j'aimerais dire cela :
Ni un beur, ni bounty, ni kinder beni-oui-oui ;
arabe et musulman, aujourd'hui ça me suffit.
Je n'ai pas honte de mon ethnie, pas honte de ma famille,
je suis fier de l'Algérie et de sa Narda Islamia.
Même dans les rues de Lyon notre culture se fait étouffer.
Je me battrai pour ne pas être un indigène intégré
et pour ne pas finir dans un charter d'expulsés.
Je n'ai rien contre les Français, mais je veux briser cet état
qui chaque jour que Dieu fait me ramène un peu plus bas.
Ni charter, ni charité, nous sommes une minorité
qui doit être respectée,
et la Umma être édifiée.

Aujourd'hui, en France : deux ethnies, une seule nation.
L'heure des démons est finie, vive la révolution.

Aujourd'hui Paki et moi, c'est comme hier l'ENA,
quand les musulmans algériens se préparaient, soutenus par l'URSS.
Aujourd'hui, sale vendu, tu dis que le FIS il faut que ça cesse ?
Ferme ta bouche, collabo, espèce de faux communiste :
aujourd'hui Marx lui-même soutiendrait les islamistes.
Car ce qui nous différencie ne sont pas des intérêts,
oui ce qui nous divise, ce sont des préjugés.

Aujourd'hui, en France : deux ethnies, une seule nation.
L'heure des démons est finie, vive la révolution.
Français/Rabsas,Arabes/Cesfrans :
l'invincible armada pour libérer l'occident.

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Assez, j'en ai vraiment assez
des émissions bidons, des débats télé,
de tous ces soi-disant docteurs,
professeurs, invités de la dernière heure.

Copain comme cochon avec les autres invités,
je fabrique tes opinions en toute impunité
car grâce à ma gâche à la télé,
mes idées gagne en cash de la notoriété.
Seule source d'information de la population,
j'empoisonne la nation avec mon interprétation.
De toute façon, pas de secret, je suis à la solde de cet état,
contrôlé, bâillonné, censuré par ses lois.
L'intérêt supérieur de la nation
fait de moi pour elle le meilleur de ses pions.
Nouveau prophète de cette nouvelle société,
mes idées sont toutes prêtes et incontestées.
Professionnel de la bonne pensée modérée,
pas question de laisser les dissidents s'exprimer :
en dehors de moi il n'y a rien,
les autres opinions n'ont aucun moyen d'expression.

Aussi la télé devient-elle l'opium des masses,
celle qui keep le peuple en catalepsie mentale.
Et pour gonfler l'audimat, on l'abreuve de sensations,
transforme la réalité en film d'action :
des héros plein l'écran, des litres et des tonnes de sang.
La télé bourgeoise nous drogue de plaisirs,
de luxure, de rêves et de beaux avenirs.
Et pendant quelques instants dans le ghetto,
on rêve, on plane devant les photos des yachts de Monaco.
Entraînant ainsi à la contemplation passive,
les médias servent une nouvelle fois l'état et nous brisent.

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J'ai voué mon ego à ce qu'on appelle des idéaux
Kické ma merde discrètement dans le caniveau
Travaillé sur moi-même,
trouvé les vices, posé le problème
Je ne n'en sors pas indemne et sur mes pieds je reste ferme
Les pieds sur terre, car j'ai des choses à faire
Aider mes frères, mes sœurs, à ne plus se laisser faire
La vie est courte sur terre et l'air empeste la misère
L'histoire nous attend pas, je suis révolutionnaire
J'ai des choses à dire et plein de rimes pour l'avenir
Pas de dombie, je rap gratuit et sans style
Le underground s'exprime aussi quand le GMAD produit
On deale des idées, des pistes, pas du tochi
A ce propos, je voulais te dire Fabe, t'as tout compris
Le rnav, c'est shitan, ça bouffe l'esprit et le corps aussi
Quand je dis d'arrêter, c'est pas moral mais nécessaire
Ca tue nos cités, nos enfants, nos idées, nos frères
Arrêtons de tomber dans les pièges, on ne doit plus se laisser faire
Mais prendre en mains nos quartiers pour l'autodéfense populaire.

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Va voir un peu dans la mémoire des territoires
dont l'histoire cause des cauchemars aux politicards,
car les quarante-huitards tombèrent comme les communards, mon frère,
sous les balles de l'aristocratie financière.

Cette manière de faire inspire tous les flics des II, II, IV et Vème républiques
contre les prolétaires de France ou d'Afrique.
Regarde comme ils sont fiers
les tueurs du ministère de l'intérieur.

Par l'intermédiaire des programmes scolaires,
un CRS dans ta tête et tu vas te taire.
Jules Ferry et ses confrères ont pillé la terre entière,
et rempli les esprits d'une histoire mensongère.
Business, affaires, explosions boursières,
la droite usurière amène les crises financières
et la gauche démago s'occupe des militaires.
Depuis un siècle et demi on leur jette des pierres,
alors défend ton âme, ton histoire et ta prière ;
prend garde à toi, faut pas qu'ils te récupèrent.

Les premiers combattants avaient conscience qu'en France
la question sociale ne bouge que si on lève un drapeau rouge.

page 08

Pour tous les prophètes...

1997-1998

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Quiconque regarde une femme différemment de son frère,
avec concupiscence je veux dire, commet déjà le péché d'adultère.

Tout seul, je prends la suite et sans costard-cravate,
menace fanatique contre le régime des pornocrates !
Je commence quand Stomy défonce ses sœurs à coup de lyrics.
Comment tu veux que je respecte tes sons, tes paroles, ton mouvement,
alors que tu ne respectes même pas les femmes.
Au sein du pays du vice et de la corruption,
on n'est pas blancs comme neige mais il nous faut faire attention
car tous les jours les jnuns veulent nous détourner de notre mission.

Car si les femmes sont les premières victimes de cette machination,
les hommes, faîtes attention, nous sommes
tout autant manipulés comme des pions :
provoqués, excités, on a du mal à prendre nos distances,
et dans la perversité le marché du sexe a confiance.
Il multiplie ses offenses pour gonfler ses finances,
crée toutes sortes de vices pour te rendre complice
et ne laisse derrière lui que prostitution et pornographie.

Notre société prouve l'abandon de toutes valeurs.
Faire une révolution nécessite de changer les mœurs.
L'enjeu est de relever les femmes de leur minorité
et l'humanité entière de sa médiocrité.

Mais dites-moi, Passi et Stomy Bugsy,
vous voulez faire la révolution en fumant du chichon,
vous n'aidez pas vos frères en étant des gangsters.
Mes frères à moi sont les cramés de la république,
pas ceux qui se pavanent aux victoires de la musique,
et même si pour « sacrifice » je ne t'oublierai pas Stomy,
je sais à présent que tu es un nègre blanchi.

Ah ! Nous sommes envahis par l'esprit démocratique,
les démocrates nous traquent et étriquent l'esprit critique.
Ils se vantent chaques jours de leur liberté d'expression,
mais censurent les médias, surveillent la télévision
jugeant sûrement que le peuple n'est pas assez grand
pour se faire son avis sur les événements.
Il en est tout autant pour la liberté de penser :
tu penses ce que tu veux tant que ce n'est pas prohibé.
En somme, si tu doute des crimes contre l'humanité,
promis qu'ils te dégomment en toute légalité.
En guise de liberté de culte, ta laïcité
nous pond comme une mère poule des générations d'athées
inconscients que leur non-croyance est tout autant croyance,
que la chrétienté berce encore la France.

Au nom de la tolérance des peuples et des cultures,
tu impose la tienne au fur et à mesure.
Tu n'accepte les étrangers que s'ils renient leurs racines
pour adopter celle du soi-disant pays d'asile.
Tu nous bourre la tête avec ton état de droit
qui devient vite état de l'ordre si le peuple ne marche pas au pas.
Tu es le premier à réclamer plus de policiers
dans les quartiers chauds, dans les manifs animées.
Et dans le même esprit humanitaire,
tes militaires sont toujours prêts à partir pour le tiers-monde
sauver les enfants des points géostratégiques.
Je me demande alors bien à qui ces guerres profitent.
Si t'as suivi ma logique tu sais que mon ennemi public
sont les démocrates/fascistes hypocrites et laïques.

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Pour être souverain, il faudrait prendre en main
les moyens de ne plus être esclaves enfin.
Le salariat, les syndicats, ya basta,
c'est par pour servir l'état qu'on se lève le matin.

Forges-toi tes lois, soumets-toi à ta foi.
Tu vois, je crois qu'on est là pour retrouver tous nos pouvoirs,
s'associer pour lutter contre le travail exploité,
s'élever à la sacrée souveraineté.

Sur la terre de l'histoire et du passé, on va semer la lucidité
pour récolter l'héritage et les fruits de notre monde civilisé.

Ah, mais... L'hypocrisie propagée qui domine la pensée
nous fait croire qu'on est perdu sans mémoire ni projet.
Mais on sait que l'Eternel nous a forgé
les armes de la logique, et même l'esprit critique.

As-tu remarqué qu'en croyant s'émanciper
avec leur fausse fierté et leurs superstitions grillées,
ils ont oublié leurs enfants, leur conscience et leur santé
(et se croient même libérés du péché).

Notre odyssée a traversé le passé.
Quoique te dises, ta pensée est toujours influencée.
Concrétise tes idées pour pas te faire récupérer
et prophétise la sacrée souveraineté.

Tourne les pages pour retrouver ton vrai visage,
même dans la rage on affûte son outillage,
du cœur à l'ouvrage, on lutte avec courage.
Pour la vérité combattre, c'est savoir rendre hommage.

Pour tous les prophètes, pour tous les savants,
levons la tête, gardons l'esprit présent.
Je le dirais comme çà : se soumettre à sa foi,
être seigneur et serviteur tout à la fois.

Porte l'histoire en défenseur du savoir,
quel que soit l'endroit où tu traces ta voie,
ne laisse pas ces bâtards saccager ton passé.
Arme-toi de tout ça, la lutte a déjà commencé.